Sport et Citoyenneté

Depuis 2004, le DFCO offre de la visibilité gratuite sur les maillots de son équipe première à deux associations dont ils défendent les causes: Autour des Williams et Coup de pouce. Après les deux premières journées du championnat, un rapport du délégué a établi que Dijon ne respectait pas la limite des 1 250 cm2 alloués aux différentes signalétiques sur le maillot. Ainsi, la Ligue de football Professionnelle l’a interdit de porter ces logos caritatifs gratuitement. Elle argumente dans un courrier du 30 août dernier, sur le fait que ses règlements (identiques entre la L1 et la L2) « fixaient simplement des dispositions concernant la surface » des publicités à ne pas dépasser sur le maillot afin « d’éviter que les joueurs ne soient transformés en hommes-sandwiches ». Malgré une amende de 5000€ avec sursis pour logos non valides sur le maillot, le président du club dijonnais Bernard Gnecchi annonce que son équipe phare portera haut les couleurs de ces associations pour son huitième de finale de Coupe de la Ligue contre le PSG. « On le fait gratuitement depuis 2004 et ce que je ne comprends pas, c’est que c’était admis en L2. Je suis frustré et choqué.» Dans un article paru dans l’Equipe, le président affirme qu’il« préfère descendre en Ligue et soutenir ces associations plutôt que de (se) prostituer ». Il renchérit « Le foot ne peut pas faire seulement du fric. Il doit dégager des valeurs. »

Alors quand le football professionnel s’attache à véhiculer des valeurs positives du sport, à promouvoir des associations caritatives à enjeu citoyen, à faire preuve de solidarité, on les freine dans leur élan. Bernard Gnecchi s’étonne d’être sanctionné pour une initiative vertueuse : « D’autant que lors de la dernière AG de la Ligue, son président, Frédéric Thiriez, a fait passer le message que le foot devait véhiculer des valeurs. Alors c’est gonflé”.

« En tant qu’icône du grand public, les sportifs de haut niveau, doivent être porteur de messages éthiques, promouvoir les valeurs saines du sport, au lieu de soulever les débats pour les sommes astronomiques que le football professionnel met en jeu et les dérives que cela entraine », telles sont les grandes idées que nous avons l’habitude d’entendre. Idées pour lesquelles il faut militer, idées qu’il faut mettre en œuvre. Mais lorsqu’il s’agit leur mise en application, une certaine marche reste encore à franchir.

 

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