Sport et Citoyenneté


Mieux que « Mens sana in corpore sano » (un esprit sain dans un corps sain) : « Mens fervida in corpore lacertoso » (un esprit ardent dans un corps musclé).

 

Qui aurait pu imaginer qu’un ancien élève d’Harvard devienne une star en NBA après seulement 5 matchs au sein des prestigieux Knicks de New York?

Jeremy Lin s’était fait remercié par plusieurs clubs (Warriors, Rockets de Houston) après avoir joué à leur côté ; Diplômé d’Harvard et originaire de Taiwan, il n’avait pu intégrer l’Université de Stanford ou d’UCLA à cause de son niveau en basket-ball jugé trop faible. Inconnu du grand public, il est récupéré par les Knicks presque par hasard et devient en quelques semaines un phénomène mondial.

Le buzz commence à prendre lors de la victoire contre John Wall (le meneur de Kentucky), et on entend alors dire qu’il a « la chance du débutant », mais quelques jours plus tard, l’improbable se produit, Lin et les Knicks remportent largement contre les Lakers (Kobe Bryant) et signent un 4eme succès de suite. Le miracle s’est produit, les investisseurs accourent et la marque « Linsanity » acquiert une valeur de 11 millions d‘euros en une dizaine de jours.

Pour revenir au pourquoi du comment, c’est aux universités américaines que nous devons nous intéressés. Car le système américain montre une fois de plus une longueur d’avance par rapport au modèle européen. Les Universités qui sont les centres formateurs aux Etats-Unis, permettent à des étudiants studieux de devenir des sportifs de hauts niveaux et vice versa. Le sport interuniversitaire est mis en avant sans porter préjudice aux études. Aucune concession n’est à faire, le choix entre l’ambition professionnelle et la carrière sportive ne se pose pas.

Certes Lin est probablement une exception et l’ensemble des basketteurs NBA issu du système universitaire américain, n’a pas fait Harvard ou Yale. Mais finalement, combien de nos footballeurs (en activité) ont fait HEC, Central, ESCP ou les Mines ? Bien que dans un passé récent, des rugbymen arrivaient à concilier hautes études (ingénieurs, médecins, avocats, etc.) et pratique de haut niveau, le rythme du professionnalisme et la pression mise sur les joueurs conduisent bien souvent la nouvelle génération à faire un choix, ou pour le moins, à reporter à plus tard l’achèvement de leur cursus académique.

Restons positif et ne cherchons pas à travers Lin, une opposition entre modèles de formation européen et nord-américain. Voyons plutôt en cette belle histoire, marketée à la perfection, la démonstration que les sportifs ont aussi des cerveaux et des rêves.

 

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