Sport et Citoyenneté

L’ancien athlète présentait jeudi 22 mars 2012 à Paris son projet de « Campus Sport Santé ». Retour sur ce projet innovant et ambitieux.

C’est un projet à la fois innovant et ambitieux dans lequel se lance l’ancien champion du monde de 400m haies, accompagné par sa femme Odile. Tous les deux anciens athlètes de haut niveau, ils travaillent depuis trois ans, entourés d’experts du sport et de la santé à la concrétisation de leur projet. Le sport et la santé sont au cœur de leurs réflexions, et leurs expériences respectives du monde professionnel y sont pour beaucoup. Souvent blessé pendant sa carrière, Stéphane Diagana entend en quelque sorte combler les lacunes qu’il a pu rencontrer, en tentant de rapprocher le sport de haut niveau et le sport santé.

Partant de plusieurs constats établis scientifiquement, notamment le fait que la sédentarité est la première cause de mortalité mondiale pour les maladies non transmissibles, l’idée de base est de remettre le sport au cœur de la santé en proposant un nouveau médicament : « le médicament sport ». Le sport est un formidable vecteur d’activité physique et doit devenir un véritable outil de santé publique. L’ambition pour ce campus est donc double : contribuer à l’amélioration de la santé pour tous par le sport, mais également proposer à tous les sportifs, et à ceux qui aspirent à le devenir, un lieu idéal de pratique et d’expertises sportives. Pour atteindre cela, Stéphane Diagana souhaite créer le premier centre d’excellence en Europe dédié au sport santé et au sport de compétition.

Une structure hybride accueillerait à la fois des patients atteints de maladies chroniques, des sportifs d’élite, des jeunes talents et le grand public (qui représenterait environ 50% de la fréquentation du Campus). L’offre est donc multiple et extrêmement diversifiée : le site sera à la fois un centre de remise en forme, un centre d’entraînement pour des champions en devenir, ou encore un lieu de stages pour le très haut niveau comme pour les sportifs amateurs.

Pour ce qui est de l’implantation, ce sont les Alpes-Maritimes et Nice qui ont été choisis. Au cœur du pôle de compétitivité Sofia-Antipolis, le choix de cet emplacement a essentiellement été motivé par le fait que le site « réunit tous les critères indispensables au sport de haut niveau et qu’il correspond parfaitement au cahier des charges du Campus ». De ce côté, le projet est relativement avancé. Les plans sont prêts, le site est déjà dessiné et prêt à être construit. Un projet ambitieux donc, tant sur le plan scientifique que financier, le budget d’investissement global étant de 30 millions d’euros. Le Campus devrait voir le jour à l’horizon 2015.

 

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