Sport et Citoyenneté

 

 

 

Les femmes en situation de handicap sont le plus souvent victimes d’une « sur –discrimination » par rapport aux hommes dans la même situation. Les sportives handicapées ne font pas exception à la règle.

Quelques chiffres révélateurs de cet état de fait :

  • aux Jeux Paralympiques de Londres, il y aura près de 1300 athlètes femmes de moins que d’athlètes hommes. En effet, sur les 4283 athlètes, 65% sont des hommes et seulement 35% des femmes.
  • la progression par rapport à Pékin reste timide puisque les femmes représentaient alors environ 34% des athlètes. Ce chiffre est à comparer à la répartition par genre des athlètes valides : 45% de femmes.
  • Pire, alors que 4 délégations ne comportent aucun homme, il y aura 52 délégations à ne comporter aucune femme.

Le modèle sportif doit être un levier pour la lutte contre les stéréotypes sexuels et non les renforcer.

Il serait temps de s’interroger sur les raisons du retard dans le développement du sport de haut niveau pour les femmes handicapées. Le poids de l’histoire n’est pas une excuse acceptable.

Il serait temps aussi de s’interroger sur la pertinence de l’organisation de deux événements séparés, l’un pour athlètes valides et l’autre pour les athlètes handicapé(e)s.

Peut-on afficher le rejet de toute discrimination inscrit dans la Charte Olympique et en créer de nouvelles ?

Tel est le sens des 7 revendications que nous avons adressées au Mouvement Olympique à Londres le 25 juillet (« Londres 2012 : Justice pour les femmes »).

Plus d’informations

Par Annie Sugier, Présidente de la Ligue du Droit International des Femmes et Administratrice du think tank Sport et Citoyenneté

 

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