Sport et Citoyenneté

Une étude exclusive Repucom pour le think tank Sport et Citoyenneté publiée au mois de novembre 2015 indique plusieurs tendances quant au style de pratique des Français. Chez soi, en plein air, en salle, sur le lieu de travail, lors des trajets quotidiens… Présentation des principales conclusions de l’enquête.

 

En 2015, 4 Français sur 5 déclarent pratiquer une activité physique ou sportive. Ce constat encourageant montre un réel engouement des Français pour le sport. Si la raison principale pour faire de l’exercice reste la santé, la majorité des pratiquants indiquent en faire moins de 3 heures par semaine. Aujourd’hui les Français considèrent que le sport est un enjeu clé pour les générations futures et en attendent davantage pour favoriser la pratique au plus près de leur lieu de vie, sans écarter leurs préoccupations concernant le pouvoir d’achat.

De nombreux efforts restent donc à faire pour rendre la société encore plus active, afin d’augmenter d’une part le temps consacré à la pratique et d’autre part initier les 20% de Français qui déclarent ne pas pratiquer d’activité physique.

 

Le sport en plein air, #1

Pour 51% des sondés, le cadre favori pour pratiquer une activité physique ou sportive est le cadre naturel. Un chiffre plus élevé que la moyenne européenne en la matière. Simple tendance, où renforcement d’une pratique libre, non encadrée, comme le footing ? Cela confirme aussi les résultats d’une précédente enquête Repucom pour Sport et Citoyenneté[1], qui plaçait l’espace naturel comme espace favori de pratique et souligne encore l’intérêt pour les pouvoirs publics de le préserver et de l’aménager.

En effet, à l’heure actuelle, peu de Français intègrent la pratique d’une activité physique dans leurs obligations quotidiennes puisque seul un sur cinq en font lors de leurs trajets quotidiens et 5% sur leur lieu de travail (9% en région parisienne).

 

Une compréhension ancrée des enjeux de santé

Si la raison principale pour faire de l’exercice reste la santé, la majorité (67%) des pratiquants sportifs indiquent en faire moins de 3 heures par semaine. Une proportion qui grandit même chez les femmes (76%) et les habitants de villes de moins de 20 000 habitants (71%). Cela démontre que le système global ne prend pas correctement la composante « Sport » dans son fonctionnement, et que les femmes rencontrent également plus de difficultés à dégager du temps libre pour pratiquer une activité physique ou sportive. Des solutions très concrètes, comme la mise en place d’un service de crèche dans les clubs de sport (comme cela se fait en Suède par exemple), ou encore l’encouragement du sport sur le lieu de travail très peu pratiqué (5%) et peu organisé en France, sont possibles.

D’autres disparités existent entre hommes et femmes. En effet, chez les hommes, les raisons de la pratique sportive seront plus en rapport à l’équilibre de vie et à la confiance en soi, alors que chez les femmes elles seront davantage liées à l’apparence physique.
 

Le manque de temps et de motivation comme frein principal

Le manque de temps est, de loin (51%), la raison principale qui empêche les Français de pratiquer une activité physique plus régulière. Ce chiffre augmente pour atteindre 60% chez les personnes ayant des enfants. Si le manque de motivation arrive en deuxième position des freins à la pratique sportive, le manque d´infrastructures sportives et/ou de disponibilités horaires sont également cités par les Français comme un obstacle important.

 

Pouvoir d’achat et pratique au plus près du lieu de vie des Français

Les Français attendent que l’offre d’activité physique s’intègre à leur quotidien et prenne en compte leurs obligations de temps, de distance et d’argent.

Ainsi, parmi les principales mesures retenues par les Français pour améliorer la place du sport dans leur quotidien, la baisse des coûts est la plus plébiscitée (41%) pour répondre à des préoccupations de pouvoir d’achat. Viennent ensuite les mesures liées à la facilitation de la pratique, en particulier l’aménagement d’espaces urbains (39%) pour favoriser la pratique au plus près de leur lieu de vie. Cette piste est à creuser, dans les grandes villes mais surtout dans les communes plus reculées. Enfin on note une conscience forte d’une nécessité de renforcer la place du sport dans le cadre scolaire (33%) enjeu clé pour les générations futures.

A la lecture de cette enquête, on s’aperçoit que l’enjeu de demain sera véritablement de rendre les citoyens, les villes et les campagnes plus actives. Notre think tank s’attèle à relayer ce message, en France et en Europe, à travers notamment la poursuite de son projet PASS (voire page 31).

 

 

Retrouvez l’intégralité de cette enquête sur le site du think tank Sport et Citoyenneté

www.sportetcitoyennete.com

Une_33

[1] « Sport, Santé, Environnement : et si la France devenait précurseur ? », étude exclusive Repucom pour le think tank Sport et Citoyenneté, Déc. 2014

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